Le journal de Bridget Jones, tome 1 de Helen Fielding

le-journal-de-bridget-jonesRésumé :

Bon Dieu, pourquoi suis-je aussi moche? Dire que je me suis persuadée que je me gardais tout mon weekend pour travailler alors que j’étais simplement en faction devant le téléphone à attendre que Daniel m’appelle. Atroce ! Pourquoi n’a-t-il pas appelé ? Qu’est-ce qui cloche chez moi ?

Bridget a presque trente ans et n’est toujours pas mariée. Entre une mère égoïste et des amis plus ou moins en couple, elle cherche le prince charmant qui changera sa vie, son regard sur elle-même et sur le monde. Comment s’y prendre avec les hommes ?

Par où commencer ? Avec un humour décapant, Helen Fielding trace le portrait d’une génération de femmes socialement responsables, financièrement autonomes, affectivement… frustrées ! Une comédie sentimentale, ironique et tendre.

Mon avis :

Bridget est célibataire. A 29 ans, elle n’a pas encore trouvé l’amour. A travers les pages de son journal intime, nous faisons la connaissance de cette femme à l’humour saisissant. Elle rêve du prince charmant qui lui ferait oublier sa solitude, mais ce n’est pas gagné :

« Mais pourquoi suis-je aussi peu séduisante ? Pourquoi ? Même un type qui porte des chaussettes avec des bourdons brodés me trouve moche. Je déteste le nouvel an. Je déteste tout le monde. Sauf Daniel Cleaver. M’en fous. Il me reste un paquet géant de Dairy Milk de Cadbury et des adorables flacons miniatures de gin-tonic. Vais consommer le tout et fumer un clope »

Le jour où Daniel et Bridget décident de se voir autre part qu’au boulot, une relation naît, mais elle est semée d’embûches : que va-t-il se passer ? Daniel est-il digne de l’amour de Bridget ?

Ce livre est vraiment comique. J’ai passé un agréable moment avec Bridget, sa famille et ses amis ! La plume de Fielding est légère, emprunte de sarcasme, ce que j’ai apprécié. Cependant, les paragraphes sont déconstruits, il n’y a pas systématiquement de sujet au début des phrases,… Ce point-là m’a fortement déplu, je n’ai pas eu l’impression de lire un bouquin pour adulte.

Au début, je m’étais attendue à une lecture à la mord-moi-le-nœud sur des amourettes, mais ce ne fut pas du tout le cas ! Il n’y a pas eu de disputes et de comportements immatures, ce qui m’a soulagée.

J’ai bien aimé que Bridget écrive dans un journal intime, même si n’est pas très innovant. Ce que j’ai trouvé original, en revanche, sont les notes qu’elle prend sur son régime et son alimentation :

« Lundi 23 octobre :

57,8 kg, unités alcool : 0 (t.b. Ai découvert nouvelle et délicieuse boisson de substitution, les Smoothies – t. bon, fruité), cigarettes : 0 (les Smoothies suppriment le besoin de nicotine), Smoothies : 22, calories : 4265 (dont 4135 de Smoothies). »

« Il faut choisir son régime et s’y tenir. C’est ce que je vais faire. Dès que j’aurai fini mon petit pain au chocolat. »

Bridget a un humour mordant, que j’ai chéri ! Elle est très rigolote, et ne manque pas une occasion se s’humilier. Sa carrière est très mouvementée, c’est intéressant. En conclusion, ce personnage est tout simplement incroyable. Cependant, elle s’apitoie trop sur son sort, ce qui m’a plus qu’agacée.

Je déteste Daniel. Je le trouve complètement idiot. Je pense que Bridget mérite beaucoup mieux. Si vous lisez ce livre, vous comprendrez très vite d’où vient toute mon amertume envers ce personnage.

Mark, dont nous faisons la connaissance dès les premières pages, est tout le contraire de Daniel. Malgré son côté ringard et arrogant, je l’ai apprécié. Il semble intelligent et attentionné.

Pam, la mère de Bridget, est sans conteste mon personnage préféré : elle est géniale, rayonnante de bonheur, insouciante et elle a la tête dans les nuages ! Ses problèmes avec le père de Bridget et Julio sont bien trouvés ! L’émission télévisée Soudain seule que Pam va animer est fabuleuse, et très comique, j’ai A-D-O-R-E !

Jude, Sharon et Tom, les amis de Bridget, m’ont longtemps fait rire, ils sont sympas. De plus, j’aime bien les théories qu’ils échauffent, comme celle de l’enfoirage affectif, qui est de loin ma préférée :

« Sharon s’est immédiatement lancée dans sa théorie au sujet de Richard : il s’agirait d’un cas type d’ « enfoirage affectif », un fléau qui se répand à la vitesse du vent parmi les hommes de plus de trente ans. Quand les femmes passent de la vingtaine à la trentaine, il se produit un subtil glissement dans le rapport des forces. Les garces les plus effrontées perdent leur assurance, victimes des premiers symptômes d’angoisse existentielle : la peur de mourir seules et d’être à moitié dévorée par leur berger allemand.

{…}

-Nous les femmes, nous sommes vulnérables parce que nous sommes une génération de pionnières, qui refusons le compromis, qui nous assumons financièrement. Dans vingt ans, les hommes n’oseront plus se conduire en enfoiré affectif, parce que nous leur rirons au nez, beugla Sharon »

Une comédie légère, très agréable à lire, qui m’a fait sourire, même si elle ne m’a pas transcendée.

Ma note : 16/20.

Lisez ce livre si…..  les comédies et les héroïnes un peu fofolles vous plaisent.

Laissez tomber ce livre si….. vous n’aimez pas les comédies sentimentales.

 

Retrouvez la chronique du tome 2 ici.

 

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6 commentaires sur “Le journal de Bridget Jones, tome 1 de Helen Fielding

  1. […] lu et aimé le tome 1 du Journal de Bridget Jones, c’est pourquoi je vais acheter le tome 2 […]

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