La cave de Natasha Preston, le roman qui m’a hantée

la-caveRésumé :

Imaginez une maison comme n’importe quelle autre. Dedans, une pièce. Dans cette pièce, une armoire. Derrière cette armoire, une porte. Au-delà de cette porte, des escaliers. Et en bas, une cave. Une cave où sont séquestrées trois filles, Rose, Iris et Violette, soumises à la folie maniaque et meurtrière d’un homme : Trèfle.

Dans une autre maison, dans une ville où il ne se passe jamais rien, Summer mène une vie parfaitement banale. Elle a des parents, un frère, des copines, un petit ami. Mais un soir, sa route croise celle de Trèfle, et Summer ne rentre pas chez elle. Elle se retrouve enfermée dans une cave en compagnie des autres filles et rebaptisée Lilas. Mais contrairement aux autres filles, elle n’est pas prête à accepter son sort jusqu’à faner et dépérir…

Ce que j’en pense :

Si je devais définir ce roman en un mot, je dirais… glaçant.

scénario

« Il m’appelle Lilas. Depuis des mois il me garde enfermée dans une cave avec trois autres filles : Rose, Iris et Violette. Nous sommes ses jolies fleurs, sa famille idéale. Nous devons êtres parfaites, ou il nous tuera. Mais je suis Summer, quoi qu’il en dise. Jamais je ne baisserai les bras. Je sortirai de là. »

J’ai trouvé le scénario exceptionnel. Trèfle séquestre quatre filles dans une cave, toutes portant le nom d’une fleur. Rose « croi[t] qu’il cherche une famille. La famille idéale. Il choisit des filles, qu’il trouve parfaites, comme des fleurs ». Et Trèfle n’y va pas de main morte pour remplir ses objectifs : il kidnappe ces filles-là. Comme le précise le célèbre adage, « la fin justifie les moyens » ! Dans ce roman, nous suivons l’histoire de Summer qui va devenir Lilas après avoir été enlevée par Trèfle.

Lilas nous décrit donc ce qui se passe dans la cave, comment elle occupe ses journées. Natasha Preston a rendu le quotidien de la jeune Lilas palpitant : alors qu’elle doit obéir à des règles strictes (prendre deux douches par jours par exemple), elle nous livre son ressenti sur la situation dans cette cave : du meurtre de pauvres femmes innocentes aux viols des quatre fleurs, rien ne nous est épargné  : à travers ce roman nous sommes immergés en plein dans l’enfer et rien ne pourra arrêter Trèfle.

C’est cette ambiance terrifiante et morbide qui m’a fait adorer cette fiction : Natasha Preston est incontestablement la reine du suspense et de l’horreur. Je salue son travail !

Je recense cependant quelques clichés qui m’ont maintes fois lever les yeux aux ciel. Par exemple, Trèfle a enlevé Lilas en la mettant de force dans sa CAMIONNETTE BLANCHE…

trèfle

« Nous devons l’appeler Trèfle. Si tu fais tout ce qu’on te dit, tout ira bien, d’accord ? Ne le contredis jamais et ne lui dis pas ton vrai nom. Tu es Lilas maintenant. Summer n’existe plus ».

Voici ce que Rose, Iris et Violette ont dit à Lilas. De quoi vous donner un aperçu du personnage !

Trèfle est effectivement terrifiant et complètement psychopathe. Nathasha Preston a très bien travaillé son personnage, il n’était pas du tout superficiel.  A travers les chapitres où il nous livre son point de vue (notamment au travers de flash-back), nous nous rendons bien compte qu’il a une vision de la société assez atypique qui le conduit à des actes ignobles. Le pire dans tout ça, c’est qu’il croit en ce qu’il fait. Par exemple, il croit sincèrement que s’il enlève les quatre fleurs, c’est pour les protéger de l’extérieur. C’est complètement fou, si vous voulez mon avis.

Ses colères sont aussi très inquiétantes et complètement futiles. Il s’est mis en colère un nombre incalculable de fois parce que ses fleurs (des vrais fleurs, hein, je ne parle pas des quatre filles) se fanaient. Or, n’importe quelle personne sensée se rend bien compte que les fleurs ne sont pas éternelles. Lui, apparemment, n’est pas au courant. Tout ça pour dire que Trèfle est quelqu’un de très féroce mais surtout de très imprévisible, comme le résume Lilas dans l’extrait ci-dessous :

« Il était trop calme et maître de lui. Je savais que, d’une seconde à l’autre, il se lâcherait. Un peu comme quand un chien joue avec un ballon de baudruche ; on sait que ça va péter, même si on ne sait pas quand ».

Enfin bref, comme je le disais, ce type est bon à enfermer. Vous rigolerez si je vous disais qu’il est comptable dans un cabinet d’avocats.

4 fleurs.PNG

Passons maintenant aux filles qui ont toutes des personnalités pour le moins intéressantes. La fille que j’ai le moins apprécié, c’est Rose, la plus âgée des quatre, il me semble. A vrai dire, elle m’a fait beaucoup de peine, car je l’ai trouvé totalement endoctrinée, ça faisait peur à voir.

Iris, elle, ne m’a inspiré que de l’indifférence. Pour moi, elle a été comme une grande sœur pour Lilas. Elle était encore la plus discrète, la plus prudente des quatre fleurs.

Les Violette (que ce soit la première Violette ou la deuxième) m’ont énervée car elles n’ont jamais appris de leurs erreurs. La première tente quelque chose qui a de fâcheuses conséquences et peu de temps après, la seconde fait la même chose alors qu’elle était au courant de ce qui était arrivée à la première. Pour moi, ces deux filles-là sont totalement inconscientes.

Parlons à présent de l’héroïne de cette histoire, Lilas alias Summer. Cette fleur a été forte et a tenu jusqu’au bout. Selon moi Lilas a du mérite à revendre : elle n’a pas sombré dans la folie comme mais a gardé espoir. J’ai d’ailleurs beaucoup aimé de découvrir quelle était sa vie d’avant, avec Lewis (son petit-ami), son frère, ses amis, ….

 

Attention : le passage suivant contient des spoilers, il n’est à lire que si vous avez lu le livre.

fin

La fin a été bouleversante, j’avais les larmes aux yeux : les supplications de Summer (qui n’est plus Lilas à ce stade de l’histoire) m’ont serrée le cœur, j’ai éprouvé de la peine à l’entendre demander à ce qu’on lui ramène Rose, Iris et Violette. C’est à ce moment-là que j’ai vraiment pris conscience du calvaire enduré : les autres filles avec qui elle était enfermée sont à cet instant précis comme des sœurs, les filles avec qui elle a vécu ce cauchemar.

Cependant, même si certains éléments me paraissent plausibles comme le suicide de Rose, d’autres m’ont parus incohérents. Ce qui m’a surtout dérangée, c’est que Summer s’en sort trop bien. Dans le livre nous apprenons qu’elle n’a même pas été consulter un psy. Même si ça n’a pas l’air d’être grand chose, ça m’a froissée parce qu’il est clair que ça ne se passe pas comme ça après un traumatisme. Je ne suis pas spécialiste de la question mais je peux néanmoins affirmer qu’après des mois et des mois enfermé dans une cave, on ne reprend pas une vie normale comme Summer m’a semblé le faire.

Fin du spoiler.

 

Enfin bref, pour résumer, dire que j’ai adoré ce roman serait un euphémisme. Natasha Preston maîtrise l’art du suspense et c’est avec plaisir que je lirai d’autres de ses livres !

Une excellente lecture

Et vous, avez-vous lu La cave ?

 

2 réflexions sur “La cave de Natasha Preston, le roman qui m’a hantée

  1. J’ai lu ce roman et je l’ai adoré ! Tout comme toi, le seul point noir de ce roman c’est cette fin un peu trop facile. Par contre j’ai bien aimé le personnage de Rose, j’aime bien qu’on ait des personnages endoctrinés, cela montre les différentes réactions humaines qu’on peut avoir dans ce genre de situation.

    Aimé par 1 personne

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