Journal d’une princesse, tome 9 : Cœur brisé de Meg Cabot

Résumé :

Mia a décidé de ne plus quitter son lit. De toute façon sa vie n’a plus de sens ! Michael l’a quittée et Lilly, sa meilleure amie, crie partout que c’est une voleuse de petit copain… En plus Grand-mère insiste pour qu’elle fasse un discours lors du gala organisé par des femmes d’affaires très influentes ! Au moment où Mia commence à ne plus croire en rien, elle découvre un vieux secret de famille qui va lui redonner espoir…

(Je profite tout d’abord de cet article pour vous passer le bonjour, car cela fait longtemps que je ne suis pas passée sur le blog ! Cela s’explique tout simplement par le manque de temps, mais aussi par une petite panne de lecture. Je dois lire beaucoup de livres pour la fac, alors cela ne me donne plus du tout envie de lire à côté pour le plaisir… J’ai l’impression d’être surchargée. J’ai fait une exception pour Journal d’une princesse, parce que ce roman se lit assez vite, et c’est toujours un plaisir de faire une lecture commune, surtout avec Laure. Enfin bref, je ne sors donc pas de bilans livresques ces derniers temps, étant donné que je ne lis rien… Peut-être vous parlerai-je d’un roman fantastique que j’ai commencé il y a quelques temps déjà, mais que je n’ai toujours pas fini. Il y a également la chronique de L’œil du paon de Lilia Hassaine qui attend d’être publiée… Donc il va falloir que j’organise tout ça 😉 J’en profiterai aussi pour passer sur vos blogs. J’espère ne pas avoir loupé trop de choses ^^ Voilà pour cette petite mise à jour, maintenant passons au sujet de cet article : la chronique du tome 9 de Journal d’une princesse.)

J’ai relu ce tome avec Laure du blog La cueillette d’une roussette. Je te remercie de m’avoir accompagnée dans cette relecture 😉 Comme vous le savez, avec Laure nous avons entrepris de relire tous les tomes de cette saga. Et nous venons de finir le tome 9, Cœur brisé, qui fut une excellente lecture. J’ai adoré et j’ai redécouvert l’histoire avec un œil nouveau.

Une remise en question existentielle

Ce tome est en continuité directe avec le tome 8. On retrouve Mia suite au départ de Michael pour le Japon. J’ai commencé ce tome sans avoir les événements du tome précédent en tête, mais j’ai vite été plongée dans l’univers de Mia. C’est ça que j’adore avec Meg Cabot : on est tout de suite immergé dans l’histoire.

Je parle de remise en cause existentielle ici car Mia va très mal vivre sa rupture avec Michael. Elle va donc se remettre en question et être en dépression. Ce point-là ne m’avait pas du tout marquée, à l’époque de ma première lecture. Je ne me souvenais même plus de cette rupture amoureuse et du choc qui a suivi pour Mia. Maintenant, avec l’expérience et la période difficile due au Covid, je ne vois plus les choses du même œil. La dépression de Mia m’a beaucoup plus remuée… Et j’ai trouvé que l’histoire était très belle. Mia explique sa dépression par des mots très simples (comme « vivre me fatigue ») et ces mots d’une adolescente de 16 ans ont résonné en moi. Il y a notamment ces passages qui m’ont particulièrement touchée, puisque ce sont des émotions qu’on a tous déjà pu éprouver plusieurs fois :

C’est juste que je n’arrivais pas à être plus indignée que ça.
C’est peut-être ça, mon problème : je me fiche de tout.
Je me fiche même de me ficher de tout.

Sauf que, cette fois, il n’y a pas de racines pour m’aider à remonter à la surface. Je suis coincée au fond. Je vois la vie qui continue normalement au-dessus de ma tête – les gens qui rient, qui s’amusent, le soleil qui brille, les oiseaux qui chantent, les nuages qui défilent-, mais je ne peux rien faire d’autre que rester où je suis et regarder, impuissante, du fond de mon trou.

Les sentiments de Mia m’ont donc renvoyée à moi-même. Ça m’a vraiment fait bizarre. Mais ce que j’ai préféré, c’est la « résolution » de sa dépression (si on peut appeler ça comme ça). Cela rappelle que la vie n’est pas si mauvaise, qu’il y a des gens qui nous aiment, et que la vie consiste justement à ne pas se laisser abattre. Ce que j’ai adoré et ce qui m’a fait chaud au cœur, c’est justement que tout est expliqué dans des termes simples et des images compréhensibles, comme celle du trou. Cet extrait m’a notamment plu :

J’avais complétement oublié Tina. C’est curieux comme ce genre d’oubli peut survenir quand on est au fond d’un trou. On oublie des gens qui feraient n’importe quoi – et j’ai bien dit n’importe quoi – pour vous aider.

Une amie de perdue, dix de retrouvées

Un autre des grands thèmes de ce tome est l’amitié. A la fin du livre précédent, Mia et Lilly s’étaient disputées. Leur relation est donc mise à mal, et cela va permettre à Mia de nouer des liens amicaux avec d’autres personnes. J’ai beaucoup aimé cet aspect du roman, car cela montre que les personnes évoluent au fil du temps, et les amitiés avec. Mia s’est ainsi affranchie de l’influence autoritaire de Lilly, et pour ma part j’ai apprécié ce point-là. Ça dépend de chaque lecteur, peut être que d’autres seront déçus de l’évolution de leur relation, mais personnellement ça me plaît de voir Mia s’affirmer et sortir de sa zone de confort en parlant à d’autres personnes. Surtout vu le comportement très limite de Lilly…

Ces amitiés qui se nouent et se dénouent symbolisent de plus très bien la vie. Les rancunes laissées de côté, les relations qui changent font effectivement partie de notre quotidien et le roman le retranscrit très bien. Il en est de même pour les relations amoureuses, dont je n’ai pas parlé. La situation va aussi changer pour Mia de ce point de vue-là, mais personnellement je suis déjà un peu plus sceptique…

Une touche d’humour encore une fois la bienvenue

Dans chaque tome de Journal d’une princesse, il y a une touche de légèreté très appréciable. Il y a des moments qui donnent le sourire, et l’écriture de Mia, sa manière de dire les choses me font parfois rire. La fin de ce passage m’a par exemple fait sourire :

– Je te préviens, je ne rapporte rien, ai-je annoncé à mon père tout à trac.
– Je ne te l’ai pas demandé, a répondu mon père.
– Tu sais combien j’ai dépensé ? ai-je alors dit sur un ton méfiant.
– Je sais. La banque m’a déjà appelé. Ils pensaient que la carte avait été volée par une adolescente qui faisait des folies. Etant donné que tu n’as jamais dépensé une somme pareille.
– Oh ! ai-je fait. De quoi alors voulais-tu me parler ?
– De rien. Il faut juste que je fasse semblant d’être en colère. Tu connais ta mère. Elle vient de la campagne. Dès que ça coûte plus de vingt dollars, elle a une poussée d’urticaire. Elle a toujours été comme ça. Elle ne peut pas s’en empêcher.
– Oh ! ai-je fait à nouveau avant d’ajouter : Mais papa, ce n’est pas juste !
– Qu’est ce qui n’est pas juste ? a demandé mon père.
– Rien, ai-je répondu tout bas. Comme tu es censé me crier dessus, je fais comme si je n’étais pas d’accord.
– Oh, s’est exclamé mon père, impressionné. Bravo.

Ce sont ce style d’écriture assez léger, ce comique de situation qui me font donc également adorer cette saga. C’est une lecture feel-good garantie !

Donc, comme vous l’aurez compris, j’ai adoré ce roman, tant par le style d’écriture que par les thèmes soulevés. Vous pouvez d’ailleurs aller lire la chronique de Laure, qui se trouve juste ici !

Et vous, quel est votre dernier coup de cœur livresque ?

Chronique du tome précédent : De l’orage dans l’air

12 réflexions sur “Journal d’une princesse, tome 9 : Cœur brisé de Meg Cabot

  1. Je suis super contente de te lire, ça faisait longtemps 🥰🥰 Encore un super article en tous cas et je disais à Laure que avec vos chroniques, vous me redonnez envie de continuer Journal d’une princesse ! Je vais donc emprunter le tome 6 tout bientôt 😉

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