Journal d’une princesse, tome 9,5 : Le roman d’une princesse de Meg Cabot

Résumé :

Angleterre, 1291. Pour aider sa sœur, enceinte, à se constituer rapidement une dot, la jeune Finnula accepte de kidnapper un homme riche. Elle ne tarde pas à ferrer Hugh Fitzwilliam, un jeune chevalier de retour de croisade, et demande une rançon à sa famille. Mais la jeune femme ne sait pas qu’il n’est autre que Hugo Fitzstephen, le nouveau seigneur de son village… Lorsqu’ils arrivent aux portes du village, la famille de Finnula les attend de pied ferme. Et Finnula apprend que son prisonnier est le fils de l’homme auquel elle a été mariée… pendant un jour, avant qu’il meure empoisonné et qu’elle en soit accusée à tort. Hugo, en bon chevalier, refuse d’abandonner Finnula à son déshonneur et décide de l’épouser. Finnula finit par se laisser convaincre, au péril de sa liberté.

Ce que j’en pense :

Avec Laure du blog La cueillette d’une roussette, nous avons entrepris il y a un an déjà une relecture commune de la saga Journal d’une princesse. Nous nous sommes maintenant attaquées au tome 9,5 de la saga, qui est un hors-série : il s’agit du roman que Mia, l’héroïne, va publier. Ce tome peut cependant se lire indépendamment de la série principale, bien que ce soit mieux de le lire avec, puisqu’il y a des liens.

J’ai parlé de relecture dans le paragraphe précédent mais, pour être plus exacte, il s’agit pour moi d’une première lecture pour ce tome en particulier. J’avais commencé à lire ce hors-série à l’époque mais le livre étant très différent de ce à quoi je m’attendais, ça ne m’a pas trop plu et j’ai très vite abandonné la lecture… Je n’accroche pas totalement avec les romances historiques : je me rappelle que Julia et le vicomte (de Meg Cabot) ne m’avait pas spécialement convaincue non plus. J’ai cependant eu envie de retenter l’expérience en compagnie de Laure, et cette fois-ci ma lecture du Roman d’une princesse s’est avérée bien meilleure !

Une plongée dans l’Angleterre de 1291

L’histoire prend place dans l’Angleterre de 1291. Laure et moi avons donc fait un bond de plus de 800 ans dans le temps, et cela s’est fait ressentir dans le cadre de l’histoire, mais aussi dans la plume de l’auteure.

Le cadre de l’histoire est assez agréable à découvrir. J’ai bien aimé les quelques descriptions qui parsemaient le roman, notamment celles sur la maison de Finnula, car elles permettaient de mieux appréhender les lieux. J’ai aussi apprécié le côté magique, féerique de la cascade qui nous est présentée à la moitié du roman environ. Donc le décor m’a plu et il correspondait bien à cette Angleterre du XIIIème siècle. La plume de l’auteure participait aussi de cet aspect médiéval, mais elle m’a beaucoup moins charmée !

Comme j’en parlais dans le rendez-vous Premiers lignes d’il y a deux semaines, le style d’écriture m’a au départ rebutée : j’ai eu du mal à rentrer dans l’histoire à cause de cela. Le vocabulaire utilisé est en effet celui du XIIIème (ou, du moins, c’est du lexique plus ancien) et durant ma lecture j’ai retrouvé des mots comme « occir » ou encore « que nenni ». Autant vous dire que ça m’a déstabilisée au début, la manière de parler des personnages m’a semblé surfaite et guindée. Cela collait à l’univers, le vocabulaire employé et les tournures de phrases étaient parfaitement adéquats mais je n’ai pas accroché… La manière de raconter de l’auteure a encore accentué mon impression négative : le récit se faisait à la troisième personne du singulier, et ça m’a semblé impersonnel. Disons que j’apprécie plus l’écriture spontanée et à la première personne du singulier dans la saga principale. J’ai néanmoins fini par m’habituer à ce style d’écriture car l’intrigue devient vite addictive.

Une histoire entraînante

J’ai commencé le livre sans lire le résumé, et j’ai bien fait. L’histoire m’a en effet surprise, je ne m’attendais pas à ce déroulement narratif. Je pensais que l’intrigue allait être classique, or la romance entre les deux personnages principaux est bien menée et s’entrelace parfaitement avec l’intrigue plus politique. C’est cet entremêlement qui m’a plu, puisqu’il rendait la lecture plus dynamique.

Par ailleurs, j’ai totalement accroché avec Finnula, le personnage principal. C’est l’héroïne badass par excellence, et j’ai adoré sa défiance à l’égard des règles établies. Elle refuse par exemple de se plier aux codes (à savoir porter une robe, mettre des rubans dans les cheveux, sourire et ne pas s’imposer face au genre masculin) et sa personnalité féministe et rebelle m’a convaincue. Elle me fait ainsi penser à Mia de la saga principale, et c’est cela qui était chouette. Il y a en effet des coïncidences voulues entre Journal d’une princesse et Le roman d’une princesse. Je ne les énumérai pas ici, mais si vous tentez ce hors-série, vous verrez à quel point les ressemblances peuvent être frappantes !

Donc Le roman d’une princesse a été une belle découverte. Ce hors-série est très différent de Journal d’une princesse, tant du point de vue de l’intrigue que du style. Mais c’est aussi ce qui fait sa richesse. Je vous encourage d’ailleurs à aller lire la chronique de Laure si vous voulez découvrir son avis !

Et vous, avez-vous fini Journal d’une princesse, ou avez-vous lu certains hors-séries de la saga ?

10 réflexions sur “Journal d’une princesse, tome 9,5 : Le roman d’une princesse de Meg Cabot

    • J’avais aussi lu une première fois la saga en étant ado, et je pense que Mia était un modèle pour nous à l’époque 😀 Je suis contente de t’avoir fait découvrir ce hors-série en tout cas, j’espère que tu auras l’occasion de le découvrir un de ces jours !

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